Cybersécurité en 2025 : Les 5 Erreurs Critiques à Éviter
Yassine Idiri
Fondateur – Novytris
En 2025, la cybersécurité n’est plus une simple option — elle est devenue une composante vitale de toute entreprise digitalisée. Les cyberattaques ont augmenté de 38 % en 2024, avec des pertes moyennes estimées à 4 millions $ par incident pour les PME et ETI.
Alors que l’IA permet d’automatiser la défense des systèmes, les attaquants disposent eux aussi de modèles avancés pour contourner les protections classiques. Plus que jamais, la sécurité numérique doit être proactive et centrée sur les bonnes pratiques.
1. Sous-estimer l’ingénierie sociale (phishing 2.0)
Les hackers n’exploitent pas uniquement les failles techniques. 83 % des cyberattaques réussies en 2024 ont commencé par un email, un message ou un appel frauduleux visant un employé non formé.
Exemples de phishing avancé :
- Faux bons de commande envoyés via DocuSign ou Google Docs
- Usurpation d'identité de partenaires commerciaux
- Messages WhatsApp ou SMS avec faux renvois de livraison
⚠️ Le danger en 2025
Les IA génératives permettent de créer des emails parfaits, sans faute, adaptés au ton de l'entreprise. Les anciens signaux d’alerte deviennent inefficaces.
2. Ne pas chiffrer correctement ses données sensibles
La simple protection par mot de passe ne suffit pas. Si des données sont volées, elles doivent rester inexploitables. Le chiffrement AES-256, combiné à une rotation régulière des clés, reste la norme.
Les pannes ou fuites surviennent aussi par négligence interne : fichiers Excel non protégés, clés API exposées sur GitHub, bases SQL publiques…
➡️ Règle d’or 2025 : chiffrez systématiquement au repos (at-rest), en transit (TLS), et lors des traitements critiques.
3. Penser que « mon entreprise est trop petite pour être attaquée »
Erreur fréquente, particulièrement chez les TPE et PME : penser que seuls les grands groupes sont ciblés. En réalité, 62 % des attaques en 2024 ont visé des entreprises de moins de 100 salariés.
Pourquoi ? Parce qu’elles sont plus vulnérables, et qu’une seule faille suffit pour gagner :
- Rançongiciel (ransomware)
- Vol de données clients ou bancaires
- Cryptojacking silencieux
4. Négliger les mises à jour et correctifs
20 % des brèches de sécurité proviennent de systèmes non mis à jour, souvent parce que « ça fonctionne très bien comme ça ».
✅ Une bonne politique de patch management inclut :
- Mise à jour automatique des postes utilisateurs
- Tests en préproduction avant déploiement en production
- Surveillance active des vulnérabilités via CVE
5. Ne pas tester sa propre sécurité (pentest)
Vous ne pouvez pas savoir si votre système est sécurisé tant qu’il n’a pas été testé… comme un attaquant le ferait.
Les audits et tests d'intrusion (internes et externes) révèlent les failles avant qu’elles ne soient exploitées :
- Test d’accès réseau
- Intrusion applicative (failles XSS, SQLi, CSRF)
- Exploitation de permissions non conformes
🔐 Bonnes pratiques : vos premières actions
Voici une checklist de base pour renforcer votre sécurité en 30 jours :
- Activer 2FA partout (MFA) — y compris mails pro
- Auditer vos mots de passe via un gestionnaire centralisé
- Former vos équipes au phishing 2.0
- Mettre à jour toutes vos dépendances applicatives
- Programmer un pentest annuel
Conclusion : La cybersécurité, un réflexe d’entreprise
En 2025, la sécurité ne peut plus être « confiée à l’IT ». Elle doit devenir un réflexe global, de la direction au stagiaire. Les outils évoluent, mais le plus important reste l’hygiène digitale.
Novytris accompagne les entreprises souhaitant auditer, sécuriser et automatiser leur infrastructure. Du cloud à la conformité RGPD, nous proposons des solutions adaptées à toutes les tailles d’organisation.
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